mythes sur la cigarettes électroniquesMythe 1 : La cigarette électronique constitue un risque pour les enfants

Ce mythe provient du fantasme que les enfants sont d’un côté naturellement attirés vers les gadgets électroniques, et d’un autre côté, il leur est facilement possible de se procurer des cigarettes électroniques via internet.

Plusieurs études ont montré que c’était tout fait non fondé.

En effet, même si la cigarette électronique est disponible à volonté sur internet, il est tout aussi vrai que pour en acheter il faut bien être en possession d’une carte bancaire.

Le cout moyen de la cigarette électronique (même s’il est très rentable à long terme) reste relativement élevé pour l’ado moyen.

En outre, les ados ont tendance à considérer la cigarette électronique comme des artifices utilisés par les adultes pour arrêter de fumer ou pour fumer sans danger, ce qui est à contresens avec la motivation des ados pour fumer. En effet ce qui les pousse en général à fumer est l’envie de révolte, le facteur danger,

Dans les faits, les études ont montré que la grande majorité des vapoteurs se trouvent dans la tranche d’âge 40-50 ans.

 

Mythe 2 : Les cigarettes électroniques sont tout aussi dangereuses et cancérogènes que les cigarettes traditionnelles.

En Septembre 2013 une obscure étude de la revue 60 millions de consommateurs, allant à l’encontre de toutes les études précédentes (UFC QUE Choisir,  Office Français de prévention du Tabagisme), a créé un buzz mondial en affirmant que « l’ecigarette peut émettre des composés  qui en quantité significatives sont potentiellement cancérogènes ».

Sur le plan méthodologique, sans être trop sourcilleux, cette étude a soulevé plusieurs controverses. En effet, elle est très peu précise surtout au niveau du recueil des données et de de la quantification des données recueillis.

En outre, les molécules ciblés par l’étude (l’acroléine, le formaldéhyde, et l’acétaldéhyde) sont présents dans la cigarettes traditionnelles à des proportions beaucoup plus importantes en plus de dizaines d’autres substances autrement plus nocives (benzène, monoxyde de carbone, oxyde d'azote, acide cyanhydrique, ammoniac, chrome, arsenic,).

Et d’ailleurs le responsable de l’étude en question Thomas Laurenceau a bien fini par avouer « Oui, oui, mille fois oui, il vaut mieux vapoter que fumer une cigarette ».

Mythe 3 : La cigarette électronique va inéluctablement augmenter le nombre  de fumeurs

Beaucoup d’opposants (de plus ou moins bonne foi)  reprennent la théorie selon laquelle la cigarette électronique va non seulement détourner des fumeurs de la cigarette conventionnelle, mais en plus, elle va attirer une grande partie de non-fumeurs du fait de son style et de ses multiples arômes.

Ceci est de toute évidence non fondé.

En effet,  quand il s’agit de fumer, les trois éléments déclencheurs majeurs sont : l’effet de groupe,  l’influence des parents et le niveau de stress. Et d’un point de vue purement empirique (comme ..) la quasi-totalité des  vapoteurs sont des anciens fumeurs de cigarettes conventionnelles.

Mythe 4 :Si la cigarette électronique n’existait plus, les fumeurs qui souhaitent arrêter arrêteront tout bonnement

Ceci relève surtout d’un vœu pieux. Selon les résultats d’un sondage conduit auprès de 998 participants (utilisant  la cigarette électronique comme moyen de sevrage tabagique) à qui on a demandé ce qu’ils feraient si la cigarette électronique n’existait plus.

  • 18% ont affirmé qu’ils auraient recours à d’autres type de sevrages
  • 20% ont affirmé qu’ils auraient recours à d’autres alternatives de la cigarette
  • 61% ont affirmé qu’ils continueraient alors à fumer

Comme on peut le voir, la cigarette électronique soulève bien des débats. Elle est la cible de plusieurs critiques plus ou moins justifiées provenant de sources plus ou moins fiables. C’est ainsi que des dizaines de mythes sont nés et se répandent à mesure que l’usage de la cigarette électronique se démocratise.