Le journal New England Journal of Medicine a publié le 15 février 2015 une étude de B Carter et Al, intitulée Smoking and Mortality - Beyond Established Causes démontrant que le taux de morbidité lié au tabac est largement sous évalué. Ils tablent sur une sous-estimation d'au moins 17%. Ce qui revient à dire qu'au moins 17% des victimes, qu'il s’agisse de  tabagisme actif ou de tabagisme passif, comptent pour des cacahouètes.

Le Tabac un produit dangereux

Est il encore besoin de le préciser, le tabac fait partie des produits les plus dangereux qui puissent exister. Il est accepté malgré les jérémiades des lobbies du tabac que les fumeurs ont trois fois plus de risques de mourir d'une série de 21 maladies que les non-fumeurs. Ces maladies parmi lesquelles on peut citer; certaines maladies respiratoires chroniques, certains cancers et certaines maladies cardio-vasculaires; ont été formellement identifiées comme fondamentalement liées au tabac.

S'il est vrai que 21 maladies cela fait déjà une sacrée liste, surtout si l'on prend en compte le fait qu'elles sont responsables de 6 millions de morts par an dans le monde, soit 78000 pour la France et 437000 pour les états unis, il est tout aussi vrai que le tabac cause beaucoup d'autres victimes qui ne sont pas prises en compte. La raison de cette absurdité est que ces maladies n'ont pour l'instant pas été formellement attribuées au tabagisme.  

Une étude sérieuse

Tous ceux qui ont à un moment ou à autre de leur vie essayé de démontré la nocivité du tabac, se sont vus rétorquer par des gens, souvent de bonne foi mais malheureusement intoxiqués par les campagnes de désinformation de l'industrie du tabac que "rien n'avait jamais été formellement prouvé", "on ne dispose pas d'assez de recul pour tirer des conclusions" etc.

La publication du New England Journal of Medicine va espérons-le, tordre à jamais le cou à ces alibis.

En effet on parle là d'une étude très sérieuse, menée à grande échelle par des chercheurs reconnus comme des sommités par leurs pairs.

L'étude a été menée en cohorte sur une population de presque un million de personnes (954029 pour être précis. Elle a duré dans le temps, de 2000 à 2011 et tous les facteurs pouvant altérer la fiabilité des résultats (âge, consommation d'alcool, race, sexe) ont été pris en compte.

Des résultats sans appel

L'étude a permis de montrer que fumer tue 17% plus qu'on ne le pensait jusqu'à présent, notamment par le fait qu’on refuse obstinément sous certaines pressions (suivez mon regard) de lier formellement certaines maladies au tabac. Parmi ces maladies on peut citer entre autre : l'insuffisance rénale, le cancer de la prostate, le cancer du sein, l'hypertension artérielle, l'ischémie intestinale etc.

Cette étude implique beaucoup de choses et surtout le fait de devoir revoir à la hausse le nombre de victimes du tabac. Aux états unis on passerait ainsi de 437000 à 511000 décès annuels et en France de 78000 à 91000 décès annuels, et de 6000000 (six millions) à 7020000 (sept millions vingt mille).